site de la Résidence du Golf Hôtel de Valescure

Un peu d’histoire

Au début de la seconde moitié du XIXème siècle, Valescure n’est qu’une magnifique forêt inhabitée, royaume des chasseurs et des chercheurs de champignons. Les pins parasols dominent, une route poudreuse la traverse dans le sens Sud-Nord. Quelques sentiers de chèvres permettent aux piétons de gouter le charme des sous-bois de mimosas, des bouquets de cistes (messugues), des bruyères arborescentes et des arbousiers (l’arbre à fraises) Saint-Raphaël, dirigée par le maire Félix Martin donne vie à ce quartier vers 1880. Son climat exceptionnel, son sol riche de plusieurs sources modestes ; mais la plupart thermales; attirent plusieurs médecins parisiens. Ils construisent de grandes villas entourées de parcs importants. Certains ouvrent des maisons médicalisées car ils sont attirés par la forêt d’une surface totale dépassant les six mille hectares, au travers de laquelle filtre la brise de mer, tempérant ainsi l’action excitante de l’air marin. Si des médecins, et non des moindres, des écrivains, des artistes sont venus à Valescure pour y trouver le calme et l’excellence du climat forestier, les anglais leur ont succédé.
C’est dans ce contexte, en 1924, que Paul L’hermite achète aux enchères un immeuble inachevé, termine les travaux et ajoute un sixième étage. L’inauguration eu lieu le 14 février 1925 en présence d’une foule élégante servie par plus de quatre vingt employés. Situé dans l’un des quartiers les plus exclusifs de la Riviera, crée prés de Saint-Raphaël par Lord Rendel, qu’avait ébloui sa pinède de pins parasols, digne des célèbres paysages de la campagne romaine. Valescure cacha alors des villas historiques, comme celles des Rothschild ou Greta Garbo résida jusqu’à ces dernières années, deux palaces, une église anglicane et, d’étonnants parcs privés, autour de l’un des plus anciens plus beaux golfs français (1895) Amoureusement entretenu, il offre un important et original exemple d’architecture « art déco » (aux détails raffinés, bow-windows art-déco, remarquable ensemble de ferronneries sur des dessins d’artistes de la sécession viennoise, balcons et grand escalier intérieur) alliant l’influence du Bauhaus allemand (dépouillement géométrique des façades Nord, Est et Ouest) aux théories de Ferdinand Bac (rejet de l’architecture blanche et non méditerranéenne de la belle époque, chargée de stucs et de palmiers, au profit de cyprès et de pins, de tuiles provençales, de murs terre de Sienne dépourvus d’ornements, d’une forte géométrie stylisant et simplifiant l’antique (colonne toscanes de la loggia d’attique avec chapiteaux inspirés des colonnes rostrales romaines)
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